Mini-cultes - Maxi-effets!

Méditation & Musique au château d’Erguël


Par une équipe composée de Rie Takagi, Bea(trix) Ogi, Françoise Zwahlen-Gerber, Willy Mathez et Alain Wimmer.

Imprimer le texte

Mots d’introduction

 

Bienvenue à vous tous qui nous rejoignez au château d’Erguël pour vivre cette méditation & musique.

D’ici nous voyons bien tout le vallon de Saint-Imier et la nature qui nous entoure est un magnifique lieu de questionnement et aussi de ressourcement…idéal pour une méditation.

 

Prière

 

Sois loué mon Dieu.

Sois loué pour le soleil qui oppose le jour à la nuit.

Sois loué mon Dieu.

Sois loué pour la nuit et la petite mort du sommeil.

Sois loué pour le sommeil, sois loué pour les matins,

Sois loué pour la terre, sois loué pour les vergers,

Pour les champs et pour la vigne, sois loué pour les forêts !

Mon Dieu, sois loué pour la mer, sois loué pour les fleuves.

Mon Dieu, sois loué pour la vie, sois loué pour le courage et l’intelligence du cœur.

Sois loué pour les enfants, pour le regard des vieilles gens,

Sois loué pour l’espérance, sois loué mon Dieu !

H. Debluë « Fête des vignerons 1997 »

 

Texte biblique

 

Matthieu 6 25-34

Jésus s’adressa à ses disciples et il leur dit :

Ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de quoi vous le vêtirez. La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ?

Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’amassent pas dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit ! Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Et qui d’entre vous peut, par son inquiétude, prolonger tant soit peu son existence ? Et du vêtement, pourquoi vous inquiéter ?

Observez les lis des champs, comme ils croissent : ils ne peinent ni ne filent et je vous le dis, Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’a jamais été vêtu comme un l’un d’eux !

Si Dieu habille ainsi l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi !

Ne vous inquiétez donc pas, en disant : « Qu’allons-nous manger ? qu’allons-nous boire ? de quoi allons-nous nous vêtir ? » Tout cela, les païens le recherche sans répit…

Il sait bien, votre Père céleste, que vous avez besoin de toutes ces choses. Cherchez d’abord le Royaume et la justice de Dieu, et tout cela vous sera donné par surcroît.

Ne vous inquiétez donc pas pour le lendemain : le lendemain s’inquiétera de lui-même. À chaque jour suffit sa peine.

 

Message

 

La terre est une vaste chose. Le ciel encore encore bien plus. Et la vie qui n’est pas une chose étend ses mystères bien au-delà des choses. Tout cela ouvre à nos existences des perspectives infinies.

Mais comme un arbre suffit à cacher la forêt, et une main à cacher le soleil, il suffit d’un minuscule événement pour nous faire perdre les dimensions de la vie.

Qu’il pleuve le jour où nous attendions le beau temps et déjà nous trouvons que la vie se trompe. Que nous ayons perdu la connexion ou que la voiture fasse entendre un petit bruit, et nous voilà enfermés, avec toute notre grandeur, dans cette minuscule contrariété, l’air sombre et l’esprit pessimiste.

Du coup de trompette de sa royale proclamation : une seule chose est nécessaire ! Jésus nous envoie faire l’inventaire de nos soucis, et nous prie de les classer de telle manière que les plus petits ne soient pas justement ceux qui nous prennent la vue, nous bousculent l’âme et nous enlèvent le sourire.

Philippe Zeissig « Il suffit d’une minute »

 

Prière

 

Ralentis mes pas

Ralentis mes pas, Seigneur.

Calme les battements de mon cœur

en tranquillisant mon esprit.

Freine ma marche par la vision de l’infini du temps.

Accorde-moi, dans la confusion de la journée,

le calme des collines éternelles.

Brise les tensions de mes nerfs

avec la musique apaisante des rivières,

qui chantent dans mon souvenir.

Apprends-moi l’art de prendre

des vacances-minutes pour admirer une fleur,

bavarder avec un vieil ami ou en faire un nouveau…

Rappelle-moi chaque jour

que la course n’est pas toujours au plus pressé,

que vivre mieux n’est pas vivre plus vite.

Encourage-moi à regarder

vers les hautes branches du grand chêne

et à me rappeler qu’il a grandi lentement.

Ralentis mes pas, Seigneur,

et enseigne-moi à plonger mes racines

profondément dans le sol des valeurs

les plus durables de la vie,

afin que je grandisse vers les étoiles

de mon plus haut destin. 

 

Avec, dans un beau travail d’équipe, Rie Takagi, Bea(trix) Ogi, Françoise Zwahlen-Gerber, Willy Mathez et Alain Wimmer


La beauté du monde

par Werner Habegger, pasteur

Imprimer le texte

 

Introduction

Bonjour salut !

Nous allons passer un petit quart d’heure ensemble.

Savez-vous ce qu’est un culte ? Bien sûr c’est ce moment où les protestants se réunissent pour se retrouver ensemble devant Dieu. Se retrouver ensemble, chanter, prier, écouter partager.

Le culte c’est aussi une démarche individuelle. C’est un moment privilégié où je m’arrête. Je me tiens devant Dieu. Je décide ainsi qu’il existe pour toi et pour moi en ce moment. Et je te propose plutôt que de nous faire face je te propose de regarder ensemble dans la même direction.

Dans le culte il y a plusieurs moments. Nous allons suivre le déroulement de ce culte comme une démarche spirituelle.

Il y a aussi un thème, la beauté du monde.

Comme nous sommes en période de vacances, j’ai choisi pour ce moment de voyager avec toi. Pour illustrer ce culte je ferai défiler les plus belles images de mon périple autour du monde

Nous voilà embarqués dans l’aventure de cette démarche spirituelle.

Si je peux t’inviter a faire cette démarche avec moi c’est que avant même que nous commencions il y a quelqu’un qui a fait le premier pas vers nous.

Il ne pose pas de conditions, il est juste déjà là.

Et ce matin il nous accueille avec cette parole tirée du chant de la création, dans premier chapitre de la bible.

"Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le sixième jour."

Dans ce premier temps, j’exprime la joie, la reconnaissance pour ce mode si beau.

Prière

Je vais lire une prière que je tire dans le psaume 104. Mon collègue Christian Vez l’a intitulé Chapeau à Dieu l’artiste.

Que tout mon être exprime le bonheur que je reçois de Dieu. Oui, mon Dieu, tu es tellement vaste.

Je t’imagine tel un artiste, habillé d’un grand manteau de lumière en train de déployer les cieux comme une immense toile.

Le voici qui met en place le cycle de l’eau.

Il se déplace sur les nuages, au gré des vents où bon lui semble.

De même le feu est à son service.

Il met en place la ronde des planètes, dans un mouvement millénaire. Puis il couvre la terre de l’eau des océans et les montagnes des glaciers.

D’un coup, les eaux se mettent en mouvement, dans les ruisseaux, les rivières et les fleuves.

Le tout s’écoule harmonieusement.

La terre est désormais à l’abri d’un nouveau déluge.

L’eau ruisselle dans les vallons. Le bétail vient s’y abreuver. Les oiseaux nichent à proximité. On entend leurs chants dans le feuillage. Lorsqu’il pleut sur les montagnes, toute la pleine s’en trouve fertilisée.

Le bétail peut se nourrir d’une herbe verte et l’être humain cultiver la terre. C’est ainsi que le vin réjouit le cœur des hommes et illumine leur visage.

Et que le pain rassasie les estomacs affamés.

Quant aux arbres, ils poussent et offrent leurs branches aux oiseaux qui viennent y faire leur nid.

Les montagnes abritent de leur côté bouquetins et marmottes. Le cycle de la lune permet d’établir le calendrier. Lorsque le soleil se couche, les animaux nocturnes se mettent en mouvement. On entend le rugissement des lions en quêtes de proies.

Au lever du jour, ils retournent dans leurs tanières.

C’est alors que l’être humain vaque à ses occupations, du matin au soir.

C’est impressionnant de voir tout ce que tu as fait, mon Dieu Chacune de tes créatures est une merveille de complexité et d’ingéniosité.

Je regarde la mer, si vaste, dans laquelle grouillent toutes sortes d’êtres vivants. A sa surface voguent les navires, tandis que sous l’eau nagent des animaux énormes et étranges. Ils sont tes compagnons de jeu.

Tous les êtres vivants comptent sur toi pour trouver leur nourriture. Lorsque tu la leur donnes, ils la prennent avec reconnaissance.

Ils te mangent tous dans la main.

Mais lorsque tu te dérobes, c’est la panique générale. La mort les décime et ils retournent à la poussière.

Et toi, d’un souffle, tu les régénères.

Que l’on reconnaisse notre Dieu à sa juste valeur. Et que lui-même soit fier de ce qu’il a fait.

Lorsqu’il regarde la terre, elle frissonne.

Lorsqu’il touche les montagnes, elles fument.

En ce qui me concerne, je ne me lasserai jamais de chanter et de jouer pour mon Dieu.

J’espère que mon chant lui plaira et qu’il continuera de me mettre en joie.

Qu’on entende plus parler des fauteurs de troubles et des gens sans foi ni loi.

Que tout mon être continue d’exprimer le bonheur que je reçois de Dieu ! Dieu soit loué.

 

Prédication

Revenons au premier chapitre de la genèse pour écouter autrement une parole qui a a fait un mal énorme dans le non-respect de la nature, dans cette volonté de domination de la nature et des animaux.

Dieu dit : Que la terre produise des êtres vivants selon leurs espèces : bétail, bestioles, animaux sauvages, chacun selon ses espèces ! Il en fut ainsi.

25  Dieu fit les animaux sauvages selon leurs espèces, le bétail selon son espèce, et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon.

26   Dieu dit : Faisons les humains à notre image, selon notre ressemblance, pour qu’ils dominent sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre et sur toutes les bestioles qui fourmillent sur la terre.

27  Dieu créa les humains à son image : il les créa à l’image de Dieu ; homme et femme il les créa.

28  Dieu les bénit ; Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez–vous, remplissez la terre et soumettez–la. Dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel et sur tous les animaux qui fourmillent sur la terre.

29 Dieu dit : Je vous donne toute herbe porteuse de semence sur toute la terre, et tout arbre fruitier porteur de semence ; ce sera votre nourriture.

30  A tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, à tout ce qui fourmille sur la terre et qui a souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Il en fut ainsi.

31  Dieu vit alors tout ce qu’il avait fait : c’était très bon. Il y eut un soir et il y eut un matin : le sixième jour.

Quelques remarques

L’homme n’est pas la cerise sur le gâteau ! il fait partie d’un processus de création, il n’est pas Dieu qui crée. Il est créé.

Essentiel ! Il n’y a pas de hiérarchie. Les plantes, les oiseaux, les poissons les animaux, l’homme et la femme sont en sorte cocréation. A égalité d’honneur, de respect !

Mais me direz-vous. L’homme est créé à l’image de Dieu et il reçoit l’ordre de soumettre de dominer la terre.

C’est de là que résulte le malentendu ! Nous sommes dans le monde ancien et les mots n’ont pas le même poids qu’aujourd’hui. Les termes dominer et soumettre sont des termes liés au pouvoir royal. L’idéal de bon roi !

Ils impliquent d’abord à une formidable responsabilité. Continuer l’œuvre de création. Continuer d’en faire quelque chose de beau !

Prendre soin de la terre.

Mais la dimension de prendre soin de chérir de respecter a été oubliée mise sous cloche par la volonté d’exploiter. De profiter.

Les peuples premiers comme on le dit en ethnologie, ont gardé cette adoration de la terre nourricière ! Ils sont conscients que leur vie dépend essentiellement des bontés de la terre.

Dommage que nous ayons oubliés cela. Mais il n’est pas trop tard pour bien faire.

Dans la pensée juive, Dieu a créé la terre, l’a confiée aux bons soins et à la responsabilité de l’homme. Il lui a même donné les pleins pouvoirs, pas pour en abuser, quelle cruelle méprise, mais pour en vivre et en prendre soin. Et puis Dieu s’est retiré ! Quel geste de confiance !

Nous pouvons les uns et les autres aujourd’hui montrer, par notre engagement pour la terre, que cette confiance n’était pas mal placée, que nous pouvons en être dignes

Amen

Notre prière Seigneur est la suite de ce que nous venons de découvrir.

Accompagne tous les gens qui font des efforts réels pour que le monde soit encore vivable demain.

Donne sagesse à nos autorités pour que les protocoles de diminution du CO2 soient appliqués.

Apprends-nous à notre niveau les gestes utiles pour la sauvegarde de la création.

Tu ne nous demandes pas de renoncer à aux progrès que nous apprécions, la voiture, les voyages. La culpabilité est mauvaise conseillère !

Donne-nous le sens de la mesure et de la vraie efficacité.

Nous voulons croire que nous en sommes capables.

Amen

Bénédiction

En tant qu’être vivant nous sommes mis au monde entre le ciel et la terre. En tant qu’être humain nous pouvons reconnaître notre tâche de sauvegarder la vie. En collaborant avec les forces spirituelles qui nous entourent nous pouvons ainsi être une bénédiction pour la création.

Il existe une vieille légende

Quand les hommes recommenceront à bénir,
Il y aura une nouvelle harmonie avec la création,
De cette harmonie résultera la paix,
De la paix sortiront toutes les bonnes qualités,
Et tout retrouvera l’harmonie.
Ainsi les hommes et la terre seront guéris.
Que la bénédiction se répande!


Entre ciel et terre


Par Serge Médebielle, pasteur

Imprimer le texte

Prédication

Une histoire humoristique raconte qu’un homme marchait le long d’une plage isolée lorsqu’il entendit une voix lui crier : « Fouille ! ». Il regarda autour de lui mais ne vit personne. « Je dois être victime d’hallucination ! » pensa-t-il. Mais il entendit la voix lui crier à nouveau un ordre : « J’ai dit : fouille ! ». Alors notre homme se met à creuser à mains nues dans le sable jusqu’à ce qu’il trouve un petit coffret avec une serrure rouillée. Il entend la voix lui dire : « Ouvre ! ». « D’accord », se dit l’homme, « ouvrons ce coffret ». Il saisit une pierre et casse la vieille serrure du coffret. Le coffret ouvert, il découvre qu’il contient un grand nombre de pièces d’or. Avant qu’il ait eu le temps de savourer cette aubaine, la voix lui crie : « Au casino ! ». L’homme emporte les pièces d’or, passe chez lui pour revêtir une tenue de soirée et se rend avec ses pièces d’or au casino, la salle de jeux de la ville. Arrivé au casino, la voix lui crie : « Roulette ! ». L’homme se rend alors au guichet et change ses pièces d’or en une pile de jetons de jeux. Il se rend à une table de jeux où les joueurs, le voyant arriver avec une pile de jetons d’une telle valeur, le regardent avec un air incrédule. Notre homme entend la voix lui crier : « 27 ! ». L’homme prend sa pile entière de jetons et mise tout sur le 27. Autour de la table, le reste des joueurs commence à rire ostensiblement de notre homme. Le croupier pousse les jetons sur le numéro 27 et lance la roulette…et la boule s’arrête net sur le numéro 26. Notre homme, qui vient de tout perdre, regarde vers le ciel. Il entend la voix lui dire : « Oups, désolé ; je me suis trompé de numéro… ».

Le ciel avait apparemment joué un petit tour à notre homme. Pour nous dire que quelque soient les signes que nous discernons de son action, il y a toujours une distance entre le ciel et nous…et le Ciel, ou Dieu, se plaît souvent à nous le rappeler…

On nous dit donc d’une part Cherchez l’Eternel pendant qu’il se trouve… et d’autre part mes pensées ne sont pas vos pensées : deux paroles qui semblent se contredire. Il faut chercher Dieu et il est possible de Le trouver, nous dit-on, en affirmant en même temps que cela est de l’ordre de l’impossible. 

Cette problématique reflète cette vieille question du rapport fini / infini : le fini peut-il contenir ou recevoir l’infini ? A cette question, le philosophe Descartes avait répondu que oui : étant donné que nous avons l’idée de l’infini en nous, nous sommes aptes à recevoir l’infini ou Dieu. Ce à quoi d’autres répondront qu’il y a une différence entre avoir l’idée de quelque chose et cette chose elle-même : je peux avoir l’idée de gagner 100 millions mais ce n’est pas la même chose que de les avoir en poche. Je peux avoir une idée de l’obéissance ou de la connaissance de Dieu, mais cela ne signifie pas encore que je luis obéis ou que je le connais. 

Comme le dit l’Ecriture : Dieu a mis dans le cœur de l’homme la pensée de l’éternité

Mais alors, pourquoi notre texte affirme-t-il cette radicale distance entre les pensées de Dieu et les pensées de l’homme? Certainement pas pour nous dire que la pensée ou idée de Dieu est absente du cœur de l’homme. La pensée de Dieu existe dans l’être intime de l’homme. Le problème, c’est que l’homme n’a pas que cela dans son cœur.  Notre esprit et nos existences ressemblent à une grande surface qui vient faire une concurrence déloyale au petit commerce, pardonnez-moi l’expression, de la pensée de Dieu. Comme le disait Calvin : « Notre esprit est une boutique perpétuelle pour se forger des idoles ». 

Imaginez que vous cherchiez un livre dans votre bibliothèque mais où le retrouver si votre bibliothèque est immense et trop remplie. Le livre existe certainement, vous le savez, mais où le trouver ? Où est-il passé ?

Dieu est là, ici ou ailleurs, vous le sentez, mais où le trouver dans le fratras nos vies ?

Cherchez plutôt l’Eternel pendant qu’il se trouve ; invoquez-le tandis qu’il est prêt1.

En opérant une décroissance intérieure pour donner la première place à l'Essentiel. 

Prière

Apprends-moi, Seigneur, à bien user du temps que tu me donnes pour travailler et à bien l’employer sans rien en perdre.

Apprends-moi à tirer profit des erreurs passées sans tomber dans le scrupule qui ronge.

Apprends-moi à prévoir le plan sans me tourmenter, à imaginer l’œuvre sans me désoler si elle jaillit autrement.

Apprends-moi à unir la hâte et la lenteur, la sérénité et la ferveur, le zèle et la paix. Aide -moi au départ de l’ouvrage, là où je suis le plus faible.

Aide-moi au cœur du labeur à tenir serré le fil de l’attention. Et surtout comble Toi-même les vides de mon œuvre.

Seigneur, dans tout labeur de mes mains laisse une grâce de Toi pour parler aux autres et un défaut de moi pour me parler à moi-même.

Garde en moi l’espérance de la perfection, sans quoi je perdrais cœur.

Garde-moi dans l’impuissance de la perfection, sans quoi je me perdrais d’orgueil.

Purifie mon regard : quand je fais mal, il n’est pas sûr que ce soit mal et quand je fais bien, il n’est pas sûr que ce soit bien Seigneur, ne me laisse jamais oublier que tout savoir est vain. Et que tout travail est vide sauf là où il y a amour. Et que tout amour est creux qui ne me lie pas à moi-même et aux autres et à Toi Seigneur, enseigne-moi à prier avec mes mains, mes bras et toutes mes forces.

Rappelle-moi que l’ouvrage de ma main t’appartient et qu’il m’appartient de te le rendre en le donnant. Que si je fais par goût du profit, comme un fruit oublié je pourrirai à l’automne. Que si je fais pour plaire aux autres, comme la fleur de l’herbe je fanerai au soir.

Mais si je fais pour l’amour du bien je demeurerai dans le bien. Et le temps de faire bien et à ta gloire, c’est tout de suite. Amen 


Dieu créateur ou libérateur?


Par Serge Médebielle, pasteur

Imprimer le culte

Prédication

Étonnant Dieu qui se présente à Israël en se sous-estimant !

Dans le 1er commandement qui n'en semble pas un puisque Dieu ne fait que se présenter, Dieu aurait pu annoncer :
Je suis le Créateur de toute la réalité !
J’ai amené à l’existence l'infiniment grand et l'infiniment petit, tout cet univers complexe et magnifique!
J’ai mis en place des galaxies à couper le souffle !
Je suis Celui qui a amené la vie sur terre, du végétal à l'être humain et qui suis à l'origine de cette belle Nature qui ravit vos regards et qui vous nourrit !

Bref, Dieu, aurait pu se présenter en Maître de l'Univers dans son infinie souveraineté.

Au lieu de cela, on entend: « Je suis l’Éternel ton Dieu qui t’aie fais sortir d’Égypte... »
Certes, l’Exode fut un événement impressionnant mais il ne s’agit essentiellement que du déplacement d’une toute petite nation de quelques kilomètres vers l’est dans les dunes de sable, pas de façonner un ahurissant univers.

La révélation du Sinaï passe sous silence le Dieu créateur pour nous dire que la question de l'Origine – qui a crée tout cela ? - s'efface presque derrière cette interrogation que Dieu nous adresse : qui suis-je pour toi ?

Il fallait le Sinaï et la révélation d'un Loi qui est venue planter sa tente parmi nous pour reprendre une parole qui sera énoncée bien plus tard au début de l'évangile de Jean.

Le premier mot de la révélation du Sinaï débuta par un Anokhi. Je suis. Je suis l'Eternel qui t'aie fais sortir d’Égypte.

Non pas le « Je suis » du Créateur mais Celui d'un Dieu personnel qui devint pour toujours la force divine qui accompagne chaque homme, femme et enfant.

Le nom hébraïque de l’Égypte, Mitsrayim, signifie également frontières, limitation, finitude : meitsarim.

La Révélation au Sinaï fut celle du « Je suis » qui est devenu pour chaque croyant « ton Dieu qui t’a sorti de la finitude » de toute existence ; celui qui veut faire éclater tout confinement spirituel et mental.

Le Sinaï relie le « je suis » du croyant avec l’absolu Anokhi, Je Suis de l'Eternel.

Par cette parole, le croyant est invité à devenir lui-même in-fini, sans limite, déconfiné intérieurement ; à devenir lui-même Univers de Dieu en étant porteur de sa Parole.

Prière

Seigneur, apprends-moi à aimer ta Parole comme elle est. J’aime trop les paroles humaines, qui ont le goût des choses et portent les sensations de la sensibilité.  Par contre je n’aime pas assez ta Parole, qui souvent me paraît dure et exigeante. Je ne comprends pas pourquoi tu me parles de cette façon, avec si peu de nuances. Bien sûr, tu veux me secouer de ma tiédeur et de mes distractions. Mais souvent, plutôt que de t’écouter je préfère entendre qui me flatte par des paroles creuses. Seigneur, donne-moi d’aimer tes commandements. J’ai besoin de les réentendre, j’ai besoin que quelqu’un me les redise, sans en affaiblir la portée, sans les vider de leur exigence. Envoie de nouveaux Moïse en ton Église, de nouveaux prophètes et des prêtres :qu’ils sachent dire à tous ta parole de feu, l’unique Parole qui peut sauver.

Amen. 


Pentecôte "De la toile blanche aux coups de pinceaux: le dynamisme de l'Esprit au coeur de nos vies"

Par Matteo Slivestrini, pasteur. Avec Rie Takagi et Jean-Daniel Stämpfli

Imprimer le culte

Lecture de la Bible

Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint : ils se mirent à parler en d’autres langues, et chacun s’exprimait selon le don de l’Esprit. Or, il y avait, résidant à Jérusalem, des Juifs religieux, venant de toutes les nations sous le ciel. Lorsque ceux-ci entendirent la voix qui retentissait, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient en pleine confusion parce que chacun d’eux entendait dans son propre dialecte ceux qui parlaient. Dans la stupéfaction et l’émerveillement, ils disaient : « Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous Galiléens ? Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans son propre dialecte, sa langue maternelle ? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée et de la Cappadoce, de la province du Pont et de celle d’Asie, de la Phrygie et de la Pamphylie, de l’Égypte et des contrées de Libye proches de Cyrène, Romains de passage, Juifs de naissance et convertis, Crétois et Arabes, tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu. » Ils étaient tous dans la stupéfaction et la perplexité, se disant l’un à l’autre : « Qu’est-ce que cela signifie ? » D’autres se moquaient et disaient : « Ils sont pleins de vin doux ! »

Livre des Actes des Apôtres, chapitre 2,1-13

Méditation « De la toile blanche au coup de pinceaux : le dynamisme de l'Esprit au cœur de nos vies »

Veni creator Spiritus, « Viens Esprit créateur », c’est ainsi que commençait un vieil hymne dédié à l’Esprit Saint et chanté, entre autres, dans la liturgie de Pentecôte. A Pentecôte, 50 jours après Pâques, l’Eglise ritualise un passage de la Bible, le livre des Actes de Apôtres, selon lequel les disciples enfermés dans la salle où ils avaient pris le dernier repas avec Jésus, reçoivent le Saint Esprit sous forme de langues de feu, qui viennent se poser sur chacun d’eux. Après cela, quelque chose d’étonnant se passe, les barrières et les peurs tombent, ils parlent de langues étrangères, de sorte que tout le monde les comprend… Pentecôte c’est la fête de l’Esprit. C’est la fête d’un Esprit qui nous saisit et qui nous fait sortir de chez nous pour aller à la rencontre des autres. Il nous permet de dynamiser nos élans pour créer quelque chose de nouveau. C’est pour ça qu’on s’adresse à l’Esprit Saint aussi comme « Esprit créateur », parce qu’il met en mouvement la personne. Il nous relie à notre spiritualité fondamentale. A Pentecôte c’est d’ailleurs l’occasion de réfléchir à notre spiritualité. C’est l’occasion de se poser la question suivante : « qu’est-ce que la spiritualité vient faire au cœur de nos vies ? Qu’est-ce qu’elle vient faire aux creux de nos vies, qu’est-ce qu’elle pourrait mettre en mouvement chez nous ? ». Ce sont des questions universelles, qui nous relient au besoin humain de spiritualité. C’est pour cela que dans la vidéo postée sur le site internet de nos paroisses j’ai proposé d’aller à la rencontre de deux artistes, Rie Takagi et Jean-Daniel Stämpfli, les deux, peintres et musiciens. L’art est une manière de se relier à notre besoin de spiritualité et nos deux artistes ont ouvert des perspectives très étonnantes de similitude avec la démarche spirituelle chrétienne par leur témoignage, leurs notes et leurs coups de pinceaux. Pour créer ils ont besoin de se relier à la dimension horizontale de l’art, c’est-à-dire la technique et à la dimension verticale, c’est-à-dire le lien avec le spirituel. Tout comme dans n’importe quelle démarche spirituelle, l’artiste a besoin de faire le vide en lui, pour créer quelque chose de nouveau. Il a besoin de se défaire de son égo, de ses préoccupations et inquiétudes pour être libre de créer. Il a aussi besoin de se dépouiller de toute connaissance préalable de l’existence, des objets, jusqu’à oublier les noms et la fonctionnalité de la réalité. A partir de ce vide, l’artiste peut appréhender la réalité sans préjugés, aller à la rencontre de l’autre, sans émettre de jugement préalable. Ainsi il pose sur l’existence un regard nouveau, vierge, dynamique et « pur ». Se dépouiller de ses propres préconcepts, de son propre égo, est à la base de toute démarche spirituelle. L’Esprit créateur nous permet de regarder sans peur notre propre toile blanche, qui est au cœur de nos vies et qui fait de notre être ce qu’il est en réalité, sans masques. Et sur cette toile blanche, un pinceau vient donner de la couleur, vient donner des formes. Le souhait que je fais pour chacune et chacun de nous c’est de pouvoir descendre dans les profondeurs de notre être, puiser en nous de la force dynamique pour faire jaillir des regards nouveaux sur l'existence et ainsi créer autour de nous quelque chose de nouveau.

Prions l’Esprit, avec l’hymne Veni creator Spiritus

Viens, Esprit Créateur nous visiter,
Viens éclairer l’âme de tes fils,
Emplis nos cœurs de grâce et de lumière,
Toi qui créas toute chose avec amour,

Toi le Don, l’envoyé du Dieu Très Haut,
Tu t’es fait pour nous le Défenseur,
Tu es l’Amour, le Feu, la source vive,
Force et douceur de la grâce du Seigneur,

Donne-nous les sept dons de ton amour,
Toi le doigt qui œuvres au Nom du Père,
Toi dont il nous promit le règne et la venue,
Toi qui inspires nos langues pour chanter,

Mets en nous ta clarté, embrase-nous,
En nos cœurs répands l’amour du Père,
Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse,
Et donne-nous ta vigueur éternelle,

Chasse au loin l’ennemi qui nous menace,
Hâte-toi de nous donner la paix,
Afin que nous marchions sous ta conduite,
Et que nos vies soient lavées de tout péché,

Fais-nous voir le visage du Très-Haut,
Et révèle-nous celui du Fils,
Et toi, l’Esprit commun qui les rassemble,
Viens en nos cœurs, qu’à jamais nous croyions en toi,

Gloire à Dieu notre Père dans les cieux,
Gloire au Fils qui monte des enfers,
Gloire à l’Esprit de Force et de Sagesse,
Dans tous les siècles des siècles. Amen

Imprimer le culte


Mini-culte à la montagne


Par Werner Habegger, pasteur
Filmé à la métairie de Pierrefeu, avec Edith Habegger, Caroline et Alex Oppliger

Imprimer le culte

Que la beauté du Seigneur, notre Dieu, soit sur nous ! Affermis pour nous l’œuvre de nos mains, oui, affermis l’œuvre de nos mains !
Psaume 90 

Prédication

Je ne suis pas fils de paysan pour rien. J’aime le travail de la terre j’aime les produits de la ferme. C’est un cadeau de partager dans ce culte un moment de la journée d’Alex. Les images témoignent de cette activité. Elles sont présente comme en filigrane tout au long de ce moment de méditation et de réflexion.

Nous parlerons donc du travail, du travail comme valeur constructive. Dans cette période de reprise, d’encouragement au travail j’ai à cœur de dire quelques mots sur l’étique chrétienne du travail.

Saviez-vous que cette maxime très connue :

« qui ne travaille pas ne mange pas » était un texte tiré de la bible.

Moi non. Autre découverte :

C’est aussi le seul texte biblique cité dans la constitution de l’URSS en 1936 :

Je cite : article 12

Le travail en URSS est pour chaque citoyen apte au travail une question d’honneur selon le principe : « qui ne travaille pas, ne mange pas. » En URSS se réalise le principe du socialisme : « De chacun selon ses capacités, à chacun selon son travail. »

Écoutons ce passage de la deuxième lettre aux Thessaloniciens.

10  Et puis, quand nous étions près de vous, nous vous donnions cette règle : si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus.

11  Or nous entendons dire qu’il en est parmi vous qui mènent une vie désordonnée, ne travaillant pas du tout mais se mêlant de tout.

12  Ceux–là, nous les invitons et engageons dans le Seigneur Jésus Christ à travailler dans le calme et à manger le pain qu’ils auront eux–mêmes gagné.

13  Pour vous, frères, ne vous lassez pas de faire le bien.

Super, ce texte, étonnant aussi !

Selon les recherches actuelles, cette lettre n’est certainement pas destinée aux Thessaloniciens. Elle a une valeur universelle. Je ne peux pas entrer dans le détail de l’argumentation, mais il est d’usage à l’époque de signer ses écrits en les attribuant à des auteurs qui font autorité, Paul, ici et à des destinataires prestigieux, les habitants de Thessalonique.

Une portée universelle, donc encore quelque chose à nous dire aujourd’hui.

Il y a le principe selon lequel celui qui apportait la parole travaillait pour ne pas être dépendant des ses auditeurs. Ce principe a fortement marqué l’éthique protestant du travail ! Pourquoi rappeler ce principe dans cette lettre.

Il semblerait que des comportements aient été désordonné, des comportements dictés par une situation hors du commun, comme un grand dérèglement.

Il y avait certainement à l’époque les annonciateurs de la fin du monde et que cela ne valait pas la peine de se mettre au travail puisque tout sera bientôt terminé.

Nous vivons aujourd’hui un dérèglement mondial généralisé ! Un virus qui arrive à mettre par terre tout le système économique. J’ai encore aujourd’hui de la peine à imaginer ce qui arrive ! La peur. Le constat de notre fragilité et la fragilité des systèmes qui nous gouvernent.

Un dérèglement et des attitudes désordonnées !

Je pense à toutes les théories du complot, les fake news qui se répandent sur la toile ! Une vie désordonnée, des gens qui ne travaillent plus et qui se mêlent de tout, comme nous le dit l’auteur de la lettre lue par Edith !

Etonnant, vous ne trouvez pas ?

Les mêmes autorités qui nous ont conseillé le confinement nous demande de reprendre nos activités, retourner à l’école pour les enfants ! Et redevenir indépendants, ne plus dépendre des aides étatiques, on pourrait dire : je vous exhorte à travailler dans le calme et à manger le pain que vous aurez vous–mêmes gagné. Ne me faites pas trop vite un procès ! Mais connaissez-vous beaucoup de monde qui se contente d’une situation d’assisté à la longue.

Alors oui, reprenons le travail, calmement car c’est là l’ordre des choses.

Mais il y une dernière phrase : ne vous lassez pas de faire le bien.

Retourner au travail, il faudrait encore qu’il y en ait. Et faire le bien en l’occurrence c’est un appel pressant à nos autorités, à nos entrepreneurs, mais aussi à nous toutes et tous, il faut donner du travail à tout le monde ! Il faut vouloir retravailler. Les allocations de chômage, les allocations perte de gain, les files de distribution de nourriture aident un moment, mais le but c’est de permettre à chacune et chacun de gagner de quoi manger son pain !

Alors mon souhait est que ce monstre dérèglement mondial, ce virus qui a mis le doigts sur tout un pan de la population qui déjà vivaient à la limite du nécessaire, que ce monstre dérèglement motive une politique qui tout simplement rende possible cette maxime : travaillez dans le calme et mangez le pain que vous aurez vous-même gagné.

Prière

Nous sommes en pensée avec toutes celles et ceux qui sont tombée malades ou qui pleurent leurs disparus. Nous sommes en pensée avec celles et ceux qui ont peur de reprendre le travail, pour celles et ceux qui l’ont perdu, pour tous ceux qui se trouvent à chercher un cornet de première nécessité.

Je te demande d’abord que la générosité ne tarisse pas et que cette passe difficile soit de courte durée.

Je te demande que nous puissions réaménager notre société pour que tout le monde puisse avoir un revenu digne de son travail. Nous te demandons le courage d’innover et de créer, pourquoi pas de travailler à un nouveau contrat social.

Amen

Paroles de bénédiction

Que la route s'ouvre à ton approche

Que le vent souffle toujours dans ton dos,

Que le soleil inonde et réchauffe ton visage,

Que la pluie ruisselle dans tes champs,

Et jusqu'à notre prochaine rencontre,

Que Dieu te garde dans la paume de ses mains.

Imprimer le culte


L'Ascension


Par Richard Riesen, pasteur

Imprimer le culte

Lecture de la Bible

Jésus leur ouvrit l'intelligence pour comprendre les Écritures. Et il leur dit: Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu'il ressusciterait des morts le troisième jour, et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. Vous êtes témoins de ces choses. Et voici, j'enverrai sur vous ce que mon Père a promis; mais vous, restez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la puissance d'en haut. Il les conduisit jusque vers Béthanie, et, ayant levé les mains, il les bénit. Pendant qu'il les bénissait, il se sépara d'eux, et fut enlevé au ciel. Pour eux, après l'avoir adoré, ils retournèrent à Jérusalem avec une grande joie; et ils étaient continuellement dans le temple, louant et bénissant Dieu.
Évangile de Luc 24, 45-53

Prédication

Je vais parler de l’Ascension de Jésus, 40 jours après Pâques, sa résurrection, et 10 jours avant Pentecôte, l’envoi du St-Esprit sur les disciples. Le récit de l’Ascension nous est relaté dans l’évangile selon Luc et le livre des Actes des apôtres. Dans l’évangile selon Luc, il est dit que «Jésus leur ouvrit l'intelligence pour comprendre les Ecritures,  leur dit qu’ils sont témoins de ces choses, les emmena hors de la ville vers Béthanie, les bénit, se sépara d'eux et fut enlevé au ciel. Les disciples retournèrent à Jérusalem avec grande joie». L’évangile raconte les dernières mesures prises par Jésus avant son départ, avec cette capacité unique du Christ de prévoir, de voir à l‘avance, et de pourvoir aux moyens.

Mais tout d’abord, pourquoi cette Ascension de Jésus ?

Après les vacances de Jésus sur la terre, il est retourné chez lui, dans le ciel. Il était auprès de Dieu et du St-Esprit de tout temps, à Noël il a quitté  la gloire céleste, pour devenir comme nous, un humain, les pères de l’église diront que sur la terre Jésus était vrai homme et vrai Dieu, un concept difficile à comprendre, mais les textes parlent effectivement de Fils de l’homme et de fils de Dieu. Après ses vacances sur la terre, qui n’étaient pas de tout repos, Jésus retourne donc dans le ciel, c’est l’Ascension. Le texte ne donne pas de détail, ce qu’on sait c’est qu’il n’est pas monté au ciel en fusée, il fut enlevé. Si l’Ascension de Jésus vers la gloire sous les yeux des disciples peut paraître également difficile à croire à un esprit par trop cartésien, elle n’est me semble-t-il pas dénuée de toute logique, si Jésus n’est plus sur la terre, c’est qu’il en est parti, et que donc il y a séparation, le texte dit qu’il fut enlevé au ciel, en grec anaphero, qui signifie porté, transporté, conduit. L’église a appelé cela l’Ascension, mais le terme ascension ne figure pas dans la bible. Peu importe le terme, et je dirai peu importe le comment, ce qui compte c’est cette nouvelle étape dans le plan de salut de Dieu pour l’humanité, Jésus n’est plus présent de la même façon, on ne plus toucher son corps comme lors de son passage terrestre.

Il fallait que Jésus ressuscite et monte au ciel, pour que cette bonne nouvelle soit annoncée non plus uniquement dans le petit pays d’Israël, même si de son vivant Jésus a rencontré juifs, grecs, romains, samaritains, hommes, femmes. Jésus dit d’ailleurs aux disciples réunis avant son Ascension : Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu'il ressusciterait des morts le troisième jour,  et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem.  Ce royaume de Dieu annoncé par Jésus a mission de s’étendre à toutes les nations, et cela exige donc une nouvelle forme de présence de Jésus, afin qu’il soit accessible à toutes les nations.

Une autre raison de l’Ascension de Jésus, c’est pour que ses membres reçoivent un avantage, quelque chose de profitable, Jésus avait informé ses disciples : (Jean 16,7) Cependant je vous ai dit la vérité: c'est votre avantage que je m'en aille; en effet, si je ne pars pas, le Paraclet, d’autres traductions disent consolateur, ne viendra pas à vous; si, au contraire, je pars, je vous l'enverrai. Jésus monte donc au centre de tri divin pour envoyer le paquet, un paquet brûlant, le St-Esprit qui viendra sur les disciples 10 jours après son Ascension, à Pentecôte, pour équiper les disciples pour leur mission, les baptiser de feu, feu de l’amour, pour aller répandre la bonne nouvelle à toutes les nations, Pentecôte, naissance de l’église.

Regardons maintenant un peu plus précisément le texte de l’évangile de Luc concernant l’Ascension. Il est dit au chapitre 24 : «Jésus leur ouvrit l'intelligence pour comprendre les Ecritures,  leur dit qu’ils sont témoins de ces choses, les emmena hors de la ville vers Béthanie, les bénit, se sépara d'eux et fut enlevé au ciel. Les disciples retournèrent à Jérusalem avec grande joie»

Dans ce texte en gros il y a 7 aspects de l’Ascension :

Tout d’abord, Jésus leur ouvrit l’intelligence pour comprendre les écritures. Ou selon d’autres traductions leur ouvrit l’esprit. En grec c’est le nous, ce terme a une signification assez vaste, il peut signifier :

l'esprit, c'est à dire toutes les facultés de perception et de compréhension et celles de sentiment, jugement, la faculté intellectuelle, la raison comme capacité de la vérité spirituelle, la faculté de perception des choses divines, la reconnaissance du bien et du mal.

Ne prions-nous pas à chaque culte pour l’illumination, pour l’ouverture de notre intelligence, pour l’illumination de la Parole? Jésus ouvre les écritures. Et ouvre nos intelligences. Cette grâce nous permet de nous assumer, dans la vie.

Je pense que pour nous aujourd’hui, cela peut signifier que nous devons rester humbles, ne pas penser que nous savons tout, comprenons, que nous pouvons tout interpréter et maîtriser, que nous avons besoin que Jésus nous ouvre l’esprit pour comprendre les écritures. Les questions du sens de la vie. Pourquoi Dieu a créé l’être humain, avec un monde imparfait, cruel, puisqu’il se suffit à lui-même ? Jésus ouvre l’intelligence, l’esprit aux disciples, pour comprendre que lui, Jésus, il s’incarne dans les écritures, que lui-même est parole faite chair. Que son message d’amour inconditionnel est le guide d’interprétation des écritures. Nous sommes invités à comprendre les écritures selon la clé de lecture inspirée par l’amour de Dieu.

Deuxièmement, Jésus dit aux disciples vous êtes témoins de ces choses. L’expérience avec le Christ est une expérience qui se transmet.  Parce qu’ils ont vu, entendu et vécu avec le Christ, ils peuvent partager ce qu’ils ont vu, entendu et vécu. Mais maintenant, Jésus les envoie, pas tout de suite, ils doivent attendre 10 jours la promesse du St-Esprit. Grâce à ces premiers témoins, qui ont vu, nous sommes devenus à notre tour des témoins, nous n’avons pas vu la même chose que les disciples, mais nous avons la bible, qui relate ces événements, ce que Jésus a dit et fait et vécu. Nous avons reçu le témoin et pouvons transmettre le témoin.

Troisièmement, Jésus les amène hors de Jérusalem vers Béthanie. Jésus montre un chemin qui fait que ses disciples sont des apôtres. Des envoyés au loin. Jésus nous montre que la foi se fait et se vit en chemin, sur la route, ensemble. Il les sort de la ville non pas avec l’idée de les exclure de la cité –loin de là !-  ils retourneront d’ailleurs à Jérusalem pour attendre le baptême de feu, la descente du St-Esprit, mais maintenant Jésus marche avec eux jusqu’à son départ. Et même après son départ, il marchera avec les disciples, l’évangile de Matthieu se termine avec ces paroles de Jésus (28/30) : Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du Coronavirus, euh, jusqu’à la fin de monde. L’Ascension du Christ est indissociable de la route des disciples. Le Seigneur monte, les disciples avancent. Il va vers la présence définitive de la gloire de Dieu. Nous, vers la présence définitive de la dignité des hommes et des femmes destinataires de la Parole que Jésus ouvre et que Jésus nous explique pour nous envoyer comme ses témoins.

Quatrièmement, Jésus lève les mains et bénit les disciples. Mais que signifie bénir ? à l’origine, la racine sémitique brk, barak a en gros trois significations : dans le vieux babylonien, cela signifie entre autres se saluer, se dire bonjour, d’où le Gruezi en Suisse allemand, qui vient de Grüss Gott, en disant Gruezi on souhaite aux personnes saluées que Dieu les bénisse, même si aujourd’hui je suppose que peu de gens savent qu’en disant Gruezi ils souhaitent la bénédiction de Dieu, deuxièmement bénir veut  dire du bien, une personne qui bénit une autre personne dit du bien de cette personne, troisièmement, cela signifie équiper quelqu’un du pouvoir créateur de salut, donc lorsque Dieu bénit quelqu’un, il transmet un pouvoir de salut, d’amour. Envoyés, les disciples sont bénis. Jamais Jésus ne bénit des choses ou des objets. Jamais il ne demanderait que l’Esprit de Dieu vienne sur du pain, du vin, des objets. Mais il demande la bénédiction de Dieu sur les disciples et promet son Esprit comme la force et le soutien de la démarche des envoyés.

-Tous les disciples sont bénis. Les mains levées sont le signe de la souveraineté de celui qui bénit, mais elles sont aussi le signe de l’universalité, de l’inclusion, de la plénitude de l’envoi à tous, à toutes. C’est le sacerdoce universel des croyants présenté sous la forme de deux mains qui s’élèvent vers le ciel : les mains du Christ.

-l’Ascension c’est ces deux mains levées au ciel. Nous ne regardons pas la plante de pied du Christ qui monte derrière les nuages. Nous regardons ses mains qui se lèvent et nous bénissent.

Cinquièmement, «Il se sépara d'eux et fut enlevé au ciel». Les disciples ont appris à marcher. Ils ne sont plus des néophytes, des inexperts. Ils ont marché avec le Christ et cela a construit leur personnalité. Ils ont appris auprès de lui et il a ouvert leur intelligence. Ils ont vécu l’expérience directe de la présence de Dieu sur le chemin de leurs vies. Les disciples sont considérés comme matures, ils peuvent marcher sans la présence physique de Jésus à leurs côtés, Jésus les bénit, les équipe et leur fait confiance.

Sixièmement, Jésus fut enlevé au ciel. Avec une délicate discrétion, la narration de Luc centre le tout autour de ces hommes et femmes témoins. Jésus part dans la sereine discrétion de la confiance en Dieu et dans la sereine discrétion de la confiance en ces disciples. Ce n’est pas l’Ascension de Jésus qui est au centre du récit, mais ce sont les disciples, leur bénédiction, leur envoi.

Septième et dernier point, la grande joie : Quant à eux, ils l'adorèrent et retournèrent à Jérusalem, pleins d'une grande joie. Ils se tenaient continuellement dans le temple et louaient Dieu ». L’Ascension est le signe de cette joie : nous pouvons retourner à la ville, car comme les disciples Dieu nous bénit, nous équipe, nous envoie. Et pour Jésus au ciel, ce n’est pas tout à fait les vacances, non, il voit, il prévoit et il pourvoit, il intercède pour nous. Amen.

Prière

Seigneur Jésus-Christ, c'est à toi qu'a été donné tout pouvoir dans le ciel et sur la terre. Ta victoire sur les puissances de ce monde nous pousse à l'adoration. Tu es retourné victorieux auprès du Père et pourtant tu demeures proche de nous: nous t'en remercions. Tu as promis à tes disciples: Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde. Ainsi, tu agis dans le monde tel qu'il est aujourd'hui. Nous sommes reconnaissants pour le don de ton Esprit qui nous forme en vue d'un service joyeux. Sois donc le maître de nos pensées et de nos actes, rends-nous capables de jeter des ponts, de nouer des liens et d'offrir le partage fraternel. Que tout cela se fasse à la gloire de ton nom. Amen

Imprimer le culte


Grève pour l'avenir du 15 mai 2020

Par Paula Oppliger Mahfouf, catéchète professionnelle et prédicatrice laïque

Imprimer le culte

D’après le récit biblique de la sortie d’Égypte, Exode 13-18 (extraits)

Lorsque le Pharaon laissa partir les Israélites, Dieu ne leur fit pas prendre le chemin du pays des Philistins, bien que ce soit le plus direct. Il craignait en effet que le peuple, effrayé par les combats à livrer, ne change d'avis et revienne en Égypte. C'est pourquoi il les mena par le chemin détourné qui, à travers le désert, se dirige vers la mer des Roseaux. Les Israélites quittèrent l'Égypte bien équipés.

« N'ayez pas peur, répondit Moïse. Tenez bon et vous verrez comment le Seigneur interviendra aujourd'hui pour vous sauver. En effet, ces Égyptiens que vous voyez aujourd'hui, vous ne les reverrez plus jamais. Le Seigneur va combattre à votre place. Vous n'aurez pas à intervenir. »

Le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi m'appelles-tu à l'aide ? »

L'ange de Dieu, qui auparavant précédait les Israélites, alla se placer derrière leur camp. De même, la colonne de fumée qui était devant eux passa derrière eux ; elle se plaça entre le camp des Égyptiens et celui des Israélites. Cette fumée était obscure d'un côté, tandis que de l'autre elle éclairait la nuit. Ainsi les adversaires ne s'approchèrent pas les uns des autres de toute la nuit.

Alors la prophétesse Miriam, soeur d'Aaron, prit son tambourin. Toutes les femmes d'Israël la suivirent en dansant au son des tambourins. Miriam reprenait devant elles le refrain :

Chantez en l'honneur du Seigneur :
il a remporté une victoire éclatante,
il a jeté à la mer chevaux et cavaliers !
Les Israélites, conduits par Moïse, quittèrent la mer des Roseaux et se dirigèrent vers le désert de Chour. Ils marchèrent trois jours dans le désert sans trouver d'eau. Lorsqu'ils arrivèrent à Mara, ils ne purent pas y boire l'eau qui s'y trouvait, car elle était amère. — De là vient le nom de Mara, qui signifie «Amertume». — La foule se mit à protester contre Moïse et à dire : « Qu'allons-nous boire ? »

Pourtant, le septième jour, certains Israélites sortirent du camp pour aller en ramasser, mais sans rien trouver. Le Seigneur dit à Moïse : « Allez-vous encore longtemps refuser d'obéir à mes commandements et à mes instructions ? Sachez-le bien, je vous ai donné le sabbat pour vous reposer, et voilà pourquoi je vous donne, le sixième jour, une ration de nourriture pour deux jours. Le septième jour, que chacun reste donc chez soi, que plus personne n'en sorte. » Ainsi le peuple d'Israël se reposa le septième jour.

Les Amalécites vinrent attaquer les Israélites à Refidim. Moïse dit à Josué : « Choisis des hommes capables de nous défendre et va combattre les Amalécites. Demain je me tiendrai au sommet de la colline, avec le bâton de Dieu à la main. » Josué partit combattre les Amalécites, comme Moïse le lui avait ordonné, tandis que Moïse, Aaron et Hour se postaient au sommet de la colline. Tant que Moïse tenait un bras levé, les Israélites étaient les plus forts, mais quand il le laissait retomber, les Amalécites l'emportaient. Lorsque les deux bras de Moïse furent lourds de fatigue, Aaron et Hour prirent une pierre et la placèrent près de Moïse. Moïse s'y assit. Aaron et Hour, chacun d'un côté, lui soutinrent les bras, qui restèrent ainsi fermement levés jusqu'au coucher du soleil. Josué remporta une victoire complète sur l'armée amalécite.

Le Seigneur dit à Moïse : « Mets tout cela par écrit, pour qu'on ne l'oublie pas. Et dis à Josué que j'exterminerai les Amalécites, de telle sorte que personne sur terre ne se souviendra d'eux. » Alors Moïse construisit un autel, auquel il donna un nom signifiant «Le Seigneur est mon étendard». Et il déclara : « Puisque les Amalécites ont osé lever la main contre le trône du Seigneur, le Seigneur sera toujours en guerre contre eux. »

Le lendemain, Moïse prit place pour juger les querelles du peuple. Du matin au soir des gens attendirent de pouvoir se présenter devant lui. 14 Lorsque son beau-père vit tout ce qu'il avait à faire pour le peuple, il lui dit : « Pourquoi procèdes-tu ainsi ? Pourquoi fais-tu ce travail tout seul, en obligeant les gens à attendre debout, du matin au soir, le moment de se présenter devant toi ? » - « C'est que ces gens viennent à moi pour obtenir un jugement inspiré par Dieu, répondit Moïse. Lorsqu'ils ont une dispute à régler, ils viennent me trouver : je tranche le cas qui les oppose et je leur fais connaître les lois et les enseignements de Dieu. »

Son beau-père reprit : « Il n'est pas judicieux de procéder de cette manière ! Vous allez tous vous épuiser complètement, toi et ceux qui viennent te consulter. Cette tâche est vraiment trop lourde pour toi, tu ne peux pas l'accomplir seul ! 19 Écoute donc ce que je te conseille, et que Dieu soit avec toi :

Ton rôle consiste à représenter le peuple devant Dieu pour lui présenter les affaires litigieuses ;  tu dois aussi informer les gens des lois et des enseignements de Dieu, leur indiquer la conduite à tenir et leur dire ce qu'ils doivent faire.

Pour le reste, choisis parmi le peuple des hommes de valeur, pleins de respect pour Dieu, aimant la vérité et incorruptibles ; tu les désigneras comme responsables, à la tête de groupes de mille, de cent, de cinquante ou de dix hommes. Ce sont eux qui siégeront chaque jour pour juger les querelles du peuple ; ils te soumettront les affaires importantes, mais régleront eux-mêmes les causes mineures. De cette manière tu pourras alléger ta tâche, puisqu'ils en partageront la responsabilité avec toi.

Si tu fais cela — et si c'est bien ce que Dieu t'ordonne —, tu ne t'épuiseras pas ; et de leur côté tous ces gens pourront rentrer chez eux réconciliés. » Moïse suivit les conseils de son beau-père : il choisit parmi les Israélites des hommes de valeur et les désigna comme responsables du peuple, à la tête de groupes de mille, de cent, de cinquante ou de dix hommes. Ils devaient siéger chaque jour pour juger les querelles du peuple ; ils soumettaient à Moïse les affaires difficiles, mais réglaient eux-mêmes les causes mineures.

 

Texte d’appel: pour la justice climatique et un futur digne

La crise climatique est une sérieuse menace pour l’humanité. Ses conséquences sont connues et nous commençons à les subir, même en Suisse. Étés caniculaires et sécheresses prolongées ont déjà des effets sur notre santé, engendrent une baisse des rendements agricoles et appauvrissent dangereusement la biodiversité.

La mise en mouvement des jeunes a permis de placer la question du climat et de l’environnement au centre des agendas politiques. Du moins en apparence. Car au-delà des déclarations d’intention, les politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre brillent surtout par leur absence ou leur insuffisance.

En effet, pour sortir des énergies fossiles, il ne suffira pas d’éduquer les gens à modifier légèrement leur consommation et d’appliquer quelques taxes incitatives par-ci par-là. Nous allons devoir changer nos manières de produire, afin que l’économie vise le bien-être des populations, et non une illusoire croissance éternelle, au seul profit des grandes entreprises et du secteur financier.

La transition écologique doit être démocratiquement contrôlée et impliquer l’ensemble de la population : salarié.e.s, retraité.e.s, personnes sans-emploi, paysan.ne.s, étudiant.e.s… Toutes et tous ensemble, unissons nos forces !

Le 15 mai 2020, dans toute la Suisse, nous aurions fait entendre notre voix à l’occasion de la Grève pour l’Avenir

 

 


Mini-culte jeune public


Au coeur de la tempête

Par Alain Wimmer

Imprimer les textes

Texte biblique

Le soir de ce même jour, Jésus dit à ses disciples : Passons de l’autre côté du lac.
Ils quittèrent donc la foule ; les disciples emmenèrent Jésus dans la barque où il se trouvait encore. D’autres barques étaient près de lui. Et voilà qu’un vent violent se mit à souffler, les vagues se jetaient dans la barque, à tel point que, déjà, elle se remplissait d’eau.
Jésus, à l’arrière du bateau, dormait, la tête appuyée sur un coussin. Ses disciples le réveillèrent alors en criant : Maître, nous allons mourir : cela ne te fait donc rien ?
Jésus, réveillé, menaça le vent et dit à l’eau du lac : Silence ! calme–toi ! Alors le vent tomba et il y eut un grand calme. Puis Jésus dit aux disciples : Pourquoi avez–vous si peur ? N’avez–vous pas encore confiance ?Mais ils éprouvèrent une grande frayeur et ils se dirent les uns aux autres : Qui est donc cet homme, pour que même le vent et les flots lui obéissent ?

Marc 4, 35-41, Traduction Bible en français courant

 

Une prière…

… pour les enfants


Seigneur Jésus, parfois j’ai peur.
J’ai peur de.............

quand....................

Aide-moi à me rappeler
que tu es avec moi.

Aide-moi à t’appeler au secours
quand ça va mal.

Amen

D’après Prières et bénédictions pour les tout petits, OPEC, 2012

 

… pour les parents

J'ai tout remis entre tes mains:

Ce qui m'accable et qui me peine,
Ce qui m'angoisse et qui me gêne,
Et le souci du lendemain.
J'ai tout remis entre tes mains.

J'ai tout remis entre tes mains:

Le lourd fardeau traîné naguère,
Ce que je pleure, ce que j'espère
Et le pourquoi de mon destin.
J'ai tout remis entre tes mains.

J'ai tout remis entre tes mains:

Que ce soit la joie, la tristesse,
La pauvreté ou la richesse
Et tout ce que jusqu'ici j'ai craint.
J'ai tout remis entre tes mains.

J'ai tout remis entre tes mains:

Que ce soit la mort ou la vie,
La santé, la maladie,
Le commencement ou la fin.

Car tout est bien entre tes mains.

Marie Henrioud

 

 

LA CHANSON

C'est la chanson de mes petites mains, par Rémy

Télécharger les paroles

 

 

 

Prochaine rencontre d’Éveil à la foi pour les familles de l’Erguël :
samedi 5 septembre, de 9h à 11h à l’église de Sonvilier 


Mini-culte

Besoin d'air

Par Werner Habegger, pasteur. Rie Takagi, orgue. Edith Habegger et Laurence Berthoud, chant et lectures

Imprimer le culte

Lecture de la Bible

Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient fermées, par la crainte qu’ils avaient des Juifs ; Jésus vint, et debout au milieu d’eux, il leur dit : Que la paix soit avec vous !
Quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples se réjouirent en voyant le Seigneur.
Jésus leur dit de nouveau : Que la paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie.
Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez l’Esprit Saint.
Thomas, appelé Didyme, l’un des douze, n’était pas avec eux, lorsque Jésus vint.
Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets mon doigt à la place des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point.

Évangile de Jean 20,19-25

Prédication

Ça y est, il a passé le relais. Comme le père m’a envoyé, je vous envoie. La communauté à laquelle l’évangile est destiné passe par des temps difficiles, ses membres sont découragés, ils ont besoin de garder ou de retrouver la confiance.

Pas de grande mise en scène ! Pas de langues de feu, pas de vacarme, pas de centaines de gens convertis. Cela se passe dans le lieu où les disciples sont confinés.

A vous de prendre le témoin, je vous envoie, et il souffle sur eux. Recevez le saint esprit. Le souffle ! du souffle, les amis de Jésus en auront besoin pour reprendre le flambeau.
Du souffle, le souffle de Jésus qui traverse les temps, nous en avons tous besoin pour reprendre le flambeau. Car dans l’optique de l’évangile nous sommes des envoyés.

Cette histoire est incroyable, dans le sens premier. Il faut qu’elle reste incroyable. Il faut que tous les Thomas aient leur chance. Il faut que tous ceux qui ont besoin de voir et de toucher aient leur chance. Jésus n’est plus présent, physiquement. La foi garde son côté incroyable.

Alors, comment reprendre le témoin ? C’est assez simple ! Même pas besoin d’avoir lu tout l’évangile. Le message pourrait se résumer à ceci.

Je vous donne la paix ! Aimez-vous les uns les autres.

D’une banalité incroyable. Et c’est justement difficile d’être crédible avec des mots tellement usés et abusés. Et pourtant, il n’y en a pas d’autres. Mais pour qu’ils ne sonnent pas creux, il faut les habiter, ces mots ! Il faut les intégrer à notre façon de vivre. Il faut se battre avec. Pour cela, nous avons besoin de souffle !

Notre penchant à trier les gens aimables, nos concessions avec la violence ne vont pas disparaître. Autant en être conscient. Mais c’est un beau programme d’accomplissement de soi. Pas seulement soigner son nombril, au demeurant nécessaire parce que pour aimer les autres il faut s’aimer soi-même. Mais dégager de notre personne un climat de paix et d’amour pour les autres c’est aussi s’accomplir soi-même. Une parole portée de manière sincère, une parole qui est vécue dans ma vie.

Alors il y a la nécessité de poser quelques signes. C’est le nom que l’évangile donne aux miracles. Des signes qui concrétisent le projet de paix et d’amour. Juste pour rappel l’eau changée en vin pour que la fête puisse continuer dans l’abondance.

La guérison du fils d’un officier romain, personne n’est exclu, même pas un membre de la force d’occupation. Un paralytique, un aveugle pour rétablir deux exclus dans la société. Le miracle des pains chacun apporte ce qu’il a et il y a pour tout le monde. La marche sur l’eau pour rejoindre les amis en grande difficulté dans la tempête et finalement la résurrection de Lazare, non la mort n’a pas le dernier mot.

Poser des signes, c’est encore possible aujourd’hui, il faut faire preuve d’inventivité pour être là au bon endroit au bon moment.

Il faut avoir du souffle. Mais celui qui a soufflé sur ses amis dans le confinement de la chambre haute n’est jamais très loin, si l’on est attentif on pourra sentir son souffle comme une brise vivifiante qui nous enrobe et nous rafraîchit.

C’est peut-être là notre spécificité chrétienne : nous restons en lien avec le christ et avec Dieu. Il nous transmet le témoin. Nous participons à ce beau projet, nous n’en sommes pas les instigateurs, il y a plus que de la bonne volonté et les bonnes actions. Il y a la mission de rendre Dieu présent dans le monde.

Mon souhait est que nous puissions nous dire les uns aux autres : Il a du souffle !

Amen

Prière d’intercession

Je me place devant toi mon Dieu et je te dis ma reconnaissance pour les personnes tellement nécessaires dans ces temps chahutés.

Merci pour l’infirmière à mon chevet, l’équipe de cuisine et l’équipe du ménage.
Merci pour mon boucher, mon boulanger mon épicier.
Merci pour mon coiffeur et mon physio.

Je te dis aussi les situations pour lesquelles je suis complètement paumée
Toutes ces personnes fragilisées par l’exil, entassés dans des camps, les pays du sud pour lesquels les mesures de protections sont illusoires.

Souffle sur nous Seigneur pour que la confiance et l’espérance ne s’éteignent pas.

Amen

Parole de bénédiction

Que la route s'ouvre à ton approche,
Que le vent souffle toujours dans ton dos,
Que le soleil inonde et réchauffe ton visage,
Que la pluie ruisselle dans tes champs,
Et jusqu'à notre prochaine rencontre,
Que Dieu te garde dans la paume de ses mains.

Imprimer le culte


Mini-culte spécial jeune public

 

Faire tomber les barrières - L'histoire de Zachée

Par Alain Wimmer, pasteur à Sonvilier et dans la région de l'Erguël

Lecture de la Bible

Après être entré dans Jéricho, Jésus traversait la ville. Il y avait là un homme appelé Zachée ; c'était le chef des collecteurs d'impôts et il était riche.
Il cherchait à voir qui était Jésus, mais comme il était de petite taille, il ne pouvait pas y parvenir à cause de la foule. Il courut alors en avant et grimpa sur un arbre, un sycomore, pour voir Jésus qui devait passer par là.
Quand Jésus arriva à cet endroit, il leva les yeux et dit à Zachée : « Dépêche-toi de descendre, Zachée, car il faut que je loge chez toi aujourd'hui. ». Zachée se dépêcha de descendre et le reçut avec joie.
En voyant cela, tous critiquaient Jésus ; ils disaient : « Cet homme est allé loger chez un pécheur ! »
Zachée, debout devant le Seigneur, lui dit : « Écoute, Maître, je vais donner la moitié de mes biens aux pauvres, et si j'ai pris trop d'argent à quelqu'un, je vais lui rendre quatre fois autant. »
Jésus lui dit : « Aujourd'hui, le salut est entré dans cette maison, parce que tu es, toi aussi, un descendant d'Abraham. Car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. »

Évangile de Luc 19,1-10

Prière

Quels mots, Seigneur,
pour dire l’immensité de ton amour ?

Tu as créé ce monde
et tu l’aimes ;
tu as donné ta vie
et tu la donnes encore.

Tu es la vie même :
aucune force de mort,
aucune force du mal
ne peut te vaincre ou t’arrêter.

À travers Jésus,
Tu as habité notre terre,
chantant par tes actes et tes mots
le pardon donné,
l’amitié récréée,
la joie retrouvée.

Aujourd’hui encore,
entre dans nos maisons
comme tu es entré chez Zachée
et transforme nos vies
comme tu as transformé la sienne.

Nous chanterons alors la joie
d’être aimés, sauvés,
et nous proclamerons ta gloire,
maintenant et toujours.

D’après une prière du recueil « Chantez en l’honneur du Seigneur un chant Nouveau », Commission de liturgie de l’EERV.

 

Imprimer le texte biblique et la prière
Imprimer la marche à suivre pour l'animation


Mini-culte du dimanche 19 avril, Octave de Pâques

Par Matteo Silvestrini, pasteur à Villeret et dans la région de l'Erguël

Imprimer la prédication

Lecture de la Bible

Livre des Actes des Apôtres

22 Alors Paul, debout au milieu de l’Aréopage, fit ce discours : « Athéniens, je peux observer que vous êtes, en toutes choses, des hommes particulièrement religieux.

23 En effet, en me promenant et en observant vos monuments sacrés, j’ai même trouvé un autel avec cette inscription : “Au dieu inconnu.” Or, ce que vous vénérez sans le connaître, voilà ce que, moi, je viens vous annoncer.

(…)

30 Et voici que Dieu, sans tenir compte des temps où les hommes l’ont ignoré, leur enjoint maintenant de se convertir, tous et partout.

31 En effet, il a fixé le jour où il va juger la terre avec justice, par un homme qu’il a établi pour cela, quand il l’a accrédité auprès de tous en le ressuscitant d’entre les morts. »

32 Quand ils entendirent parler de résurrection des morts, les uns se moquaient, et les autres déclarèrent : « Là-dessus nous t’écouterons une autre fois. »

33 C’est ainsi que Paul, se retirant du milieu d’eux, s’en alla.

 

« La résurrection : hors sujet ? », prédication

 

Imprimer la prédication